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Au
XXe s., des astronomes ont voulu déterminer la date exacte d'après celle de
l'étoile des Mages
Hypothèses : - 12 av. J.-C.
: comète
de Halley
- 7 av. J.-C. : conjonction
Jupiter-Saturne à 3 reprises dans les Poissons (29-5, 29-9, 5-12) ;
-
6 av. J.-C. : comète dans le Capricorne ;
-
5 av. J.-C. : apparition d'une nova dans l'Aigle (mentionnée dans les annales
chinoises et coréennes) ;
- 2 av. J.-C. :
conjonction Jupiter-Vénus (17-6). Mais les récits évangéliques ne prétendent pas
à la précision astronomique.

En 354, le pape Libère imposa (après plusieurs tentatives
infructueuses) de déplacer le jour du 6 janvier au 25 décembre. Il se fondait
sur la tradition : Jésus était mort le 8 des calendes d'avril (25 mars).
Or, selon le postulat d'après lequel Jésus n'aurait pu vivre qu'un nombre entier
d'années, il avait été conçu un 25 mars et était donc né 9 mois plus tard, un
25 décembre. On célébra, jusqu'au VIe s., le 6 janvier la naissance du Christ
à Jérusalem et, jusqu'au XIVe s. dans les communautés arméniennes et mésopotamiennes.
Le 25 décembre correspondant d'ailleurs à une fête païenne solaire commune
à la religion romaine et au culte de Mithra solstice d'hiver (le solstice d'été,
24 juin, a été choisi symétriquement comme jour de naissance du cousin de Jésus,
Jean le Baptiste, qui avait tressailli dans le sein de sa mère Élisabeth, à l'approche
de la Vierge Marie). | | |
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